Découvrir les plantes comestibles d’une forêt (17 octobre)

Dimanche 17 octobre, quinze personnes ont fait une longue balade à Albas pour découvrir les plantes comestibles d’une forêt. Cette sortie, organisée par la LPO avait pour guide Claire Mauquié, une jeune femme qui se nourrit principalement de ce qu’elle trouve au bord des routes et en forêt.

Pendant son footing quotidien, Claire qui raconte être une grande gourmande, parcourt des kilomètres dans une zone où a elle a répertorié au fil du temps une grande diversité d’herbes et de fruits comestibles. Elle a montré les pissenlits, les pimprenelles ou le lierre terrestre qui lui servent de salade. Le groupe a pu voir les fruits qu’elle ramasse comme les figues, les noix, les châtaignes ou les kakis qui restent parfois oubliés sur les arbres.

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Par contre, Claire souhaite aller plus loin. Son défi est d’arriver à une autonomie alimentaire mais sans jardin potager. La forêt est sa source d’inspiration pour jardiner car cet écosystème, une fois bien installé, demande peu d’interventions. Le sol d’une forêt est fertile grâce à l’humus qui s’accumule, les différentes strates de plantes s’entraident et l’ombre obtenue protège les racines d’un assèchement. Pour Claire, cet écosystème peut nous servir d’exemple pour créer des jardins forêts à partir des arbres, des arbustes, des lianes et des plantes vivaces comestibles. On voit souvent des arbres fruitiers dans l’herbe qui appartiennent tous à la même famille botanique ce qui les rend vulnérables aux prédateurs. Plus il y a densité d’un bon choix de plantes, plus un jardin devient résilient et les récoltes diversifiées.

Pour arriver à une autonomie alimentaire, uniquement à partir de la forêt, Claire intègre dans son menu des fruits dont l’utilisation n’est pas commode. Elle a montré les fruits des cormiers, très bons et sucrés, dont l’arbre majestueux se trouvait en plein milieu de la forêt. Elle utilise également des fruits qu’on croit indigestes, comme les alises et les glands. Pour ces derniers, Claire a expliqué la méthode pour les rendre consommables ainsi que la façon de les utiliser en cuisine. Pendant le pique-nique, on a pu déguster un gâteau préparé avec de la farine de glands.

En plus de la cueillette, il faut prévoir la conservation des plantes et des fruits sauvages. Les orties séchées et réduites en poudre se conservent bien et sont utilisables à tout moment. Une autre forme de conservation est la lacto-fermentation ou l’utilisation des feuilles et des fruits dans des boissons fermentées.

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Claire a partagé son savoir-faire avec passion pendant la balade et les participants étaient ravis. Pour les personnes qui souhaitent en savoir plus, Claire Mauquié publie régulièrement des tutoriels sur son site Food Forest Lab et elle prépare un livre de recettes. La création d’un jardin forêt sur la surface d’un hectare vient d’être lancée à Cabessut à Cahors avec les bénévoles de l’association Autonomie Alimentaire Cahors. Bientôt il sera donc possible de découvrir un Jardin Forêt dans le Lot.


Publié le : mercredi 20 octobre 2021